Clé de voûte du projet monégasque depuis 2020, Antoine Vandelet incarne l’équilibre parfait entre sa carrière professionnelle exigeante et sa passion viscérale pour le golf. Un sport qu’il a longtemps relégué au second plan au profit du basket.
Les plus fins connaisseurs vous parleront de sa frappe de balle – « l’une des plus pures » qu’ait vue Matthieu Louppe -, de ses cris de rage pour extérioriser ses émotions et galvaniser ses coéquipiers, ou encore de sa saison 2016 au plus-que-parfait, 70e place au ranking national et quelques trophées tombés dans son escarcelle. Si tous s’accordent sur son talent indéniable, Antoine Vandelet préfèrera toujours mettre en avant une autre étiquette, celle de « joueur d’équipe ». Une philosophie qui imprègne le parcours de cet avocat en droit immobilier basé à Nice, de sa première licence prise à l’âge de 7 ans à son épopée monégasque entamée en 2020.
« Un débat est toujours en cours entre ma grand-mère, qui vit près du golf de Valescure, et mon beau-père, pour déterminer lequel des deux m’a initié à la pratique. En réalité, je pense que c’est un mix », glisse le golfeur avec le sourire malicieux de celui qui veut éviter les conflits. Le trio de l’Oise Lui, d’ailleurs, a longtemps été tiraillé entre deux sports. Ce n’est qu’à son retour de Seattle, où il part perfectionner son anglais entre 2009 et 2010, qu’il tranche définitivement : « Aux Etats-Unis, j’ai compris que je n’étais pas aussi doué que ça pour le basket et je me suis concentré sur le golf. »
Une discipline qu’il a toujours appréciée pour deux raisons. La nature du jeu, d’abord : « Jack Nicklaus disait que le défi du golf était d’accepter d’être imparfait. Pour le perfectionniste que je suis, c’est une sacrée leçon… » Et surtout, le collectif. C’est au golf de Raray (Oise), club de ses débuts, qu’il rencontre Pierre Armengaud et Oscar Elfvin. Des partenaires de jeu qui deviendront des compagnons de vie. Si le Franco-Suédois lui rend quelques années et le voit comme un « grand frère » dans un premier temps, Pierre s’impose rapidement comme un coéquipier fiable. Les deux amis se suivent tout au long de leur carrière. Antoine Vandelet le rejoint à Compiègne en 2013, puis le convainc à son tour de rejoindre la grande famille de Monte-Carlo en 2025… avec Oscar.
Union sacrée et bonne humeur
Si les trois acolytes partagent une histoire presque fraternelle, le Picard fait en sorte que cette alchimie s’étende à toute l’équipe monégasque, formant au fil des années un esprit de corps intangible. « On est tous copains en dehors du terrain. On prend plaisir à s’appeler, à se voir, à jouer et à passer du temps ensemble. Avec Charles-Henri (Rey) et Matthieu (Louppe), notre priorité est de former un groupe de bons mecs, unis derrière le blason de Monaco, pas des joueurs qui font bande à part. » Avec trois montées au compteur la saison passée, le pari est réussi. En 2026, Antoine Vandelet et son groupe veulent « tout casser ». Comprendre : « Monter en première division et gagner des titres. »
Jérémie Bernigole






























