En 2023, Johann Cheramy quittait son CDI à Eurosport pour contribuer au lancement d’une nouvelle chaîne en Principauté. Deux ans et demi plus tard, le néo-présentateur ne boude pas son plaisir à TV Monaco.
Il suffit d’entendre Samuel Prossimo multiplier les éloges envers son confrère pour comprendre que Johann Cheramy possède l’aptonyme idéal. C’est en septembre 2023 que les téléspectateurs monégasques découvrent à l’antenne ce trentenaire à l’allure de gendre idéal et au nom tout droit sorti d’un roman de Maupassant. Car avant de rejoindre la Principauté, le journaliste de sport était surtout une voix chez un mastodonte de la télé sportive : « J’ai rejoint Eurosport News, la chaîne d’informations en continu du groupe éponyme pour un stage de quatre mois, avant de prolonger en piges, en CDD et, enfin, en CDI. » Malgré une vocation initiale pour la presse écrite héritée de son grand-père, la carrière du journaliste débute à la télévision. Cette première expérience à Eurosport dure une dizaine d’années. Elle a pour décor la région parisienne dont il est originaire, au siège de l’entreprise à Issy-les-Moulineaux plus précisément, où, tour à tour, il réalise des sujets pour le service News, jusqu’à passer chef d’édition, puis il rejoint le service Tennis. En parallèle, il devient live producer lorsque le Covid se met à sévir. Un rôle de « chef d’orchestre » qu’il assure pendant deux ans sans trop forcément l’apprécier : « On doit élaborer un conducteur, guider les commentateurs et les gens en régie à la manière d’un marionnettiste. Je prenais une dose d’adrénaline très agréable, mais ça ne collait pas avec mon profil de créateur. »
SA PALETTE S’ENRICHIT
Johann Cheramy reçoit alors un coup de fil qui change tout. A l’autre bout du combiné, Pierre Classen. Cet ancien collègue croisé dans les couloirs d’Eurosport lui propose de rejoindre l’aventure TV Monaco, en cours de création. Le dilemme est réel. Le journaliste a 28 ans, est bien installé et dispose d’un réseau solide dans la capitale. Mais il a aussi un frère à Copenhague, une soeur à la Réunion, des parents passés par l’Irlande et donc plus vraiment d’attache : « J’étais le dernier de ma famille encore à Paris. Il y a bien un jour où il faut quitter Paris. Et puis le projet proposé était vraiment très intéressant. » Le train, dit-il, ne repasse jamais deux fois. Il monte dedans. Et n’en est toujours pas descendu, trois ans plus tard. Dans les studios de TV Monaco, Johann Cheramy intervient comme chroniqueur et anime de temps à autre »Ça Matche », magazine sportif au sein duquel il endosse pour la première fois le costume de présentateur. Un rôle « challengeant », et plus exigeant qu’il n’y paraît : « Tu ne peux pas te cacher, tu dois rentrer dans le fond de chaque dossier, donner le rythme, tenir le fil. » Sa recette ? Spontanéité, légèreté et une touche d’humour : « Les gens nous regardent pour s’informer, mais aussi pour passer un bon moment. » C’est peut-être dans »Roca Sphère », l’autre émission à laquelle il contribue notamment au côté de Mathieu Laurent, Benjamin Monclar et Laurent Sciarra, que Johann Cheramy se rapproche le plus de son idéal. « On est une vraie bande de copains. On se taquine, on mange ensemble, nos proches se connaissent. » Une complicité qui transpire à l’antenne. Sa boussole, dans tout ça ? Un mot, un seul, que cet amateur de musique et de littérature répète comme un mantra : le plaisir. « Si tu te lèves le matin avec l’envie d’accomplir des choses qui te font plaisir, tout est plus facile. Et les gens le ressentent. »
J.B.






























